
Pour écrire un livre ou un guide pratique, il est utile de réfléchir en amont avant de se lancer et de rédiger le premier jet. Quelques conseils et bonnes pratiques peuvent vous permettre d’avancer de manière plus fluide dans la création de votre support. Comment les autrices et les auteurs peuvent aménager un fonctionnement propice à l’écriture de leur livre ? Expertise, légitimité, temps, page blanche, outils… Explorons ensemble quelques pistes dans l’environnement de l’écriture.
Dans chaque paragraphe, vous trouverez le lien vers un autre article du site pour approfondir le sujet. Certains sont encore en cours de rédaction.
1. Trouver le temps d’écrire un livre
Lorsque l’on interroge un auteur ou une autrice, le problème principal rencontré pour l’écriture d’un livre pratique est celui du temps. Trouver le temps d’écrire dans un quotidien déjà surchargé n’est pas toujours simple. On a souvent tendance à culpabiliser de ne pas commencer ou continuer un projet d’écriture. Alors, comment faire sans sacrifier tous ses loisirs pour aménager du temps pour écrire ? Il n’y a pas de recette toute faite et encore moins de solutions figées. En fonction du temps dont vous disposez (ou non), il existe différentes manières de réaliser des séances d’écriture et de les faire évoluer au fur et à mesure de vos impératifs.
Il n’existe pas de « meilleur moment pour écrire », faites selon vos possibilités et vos priorités. Où trouver ce fameux temps et l’utiliser pour écrire :
- À la place d’une activité chronophage et peu plaisante (il est important que les deux conditions soient réunies)
- En déléguant ce qui peut l’être tant au niveau professionnel que personnel
- Sur une pause repas
- Tous les jours ou tous les deux jours à un moment déterminé
- Sur un temps log consacré à l’écriture (ateliers d’écritures, semaine dédiée à votre livre…)

2. Le syndrome de l’imposteur chez l’autrice et l’auteur
Il s’agit d’un sujet « à la mode », mais il mérite que l’on s’y attarde un peu. Que cache le syndrome de l’imposteur ?
- La peur de se lancer ? Ok.
- Un sentiment d’illégitimité ? D’accord.
- Le manque de formation et d’expérience ? Peut-être.
Le syndrome de l’imposteur doit être vu comme un allié dans la réalisation de votre projet. Comprendre ce qu’il vous dit peut vous permettre de faire le point sur vos compétences, affirmer votre expertise et combler vos lacunes pour vous lancer dans l’écriture de votre livre.
3. Être expert de son domaine
Les compétences que vous avez dans votre spécialité comptent, mais cela ne suffit pas toujours. Il faut maitriser les connaissances de votre domaine d’activité pour être reconnu comme expert.
L’important avec l’expertise :
- Actualiser ses connaissances et ne pas rester sur des informations périmées
- Continuer de se former
- Faire une veille régulière de son secteur d’activité
- Être clair sur votre positionnement dans votre secteur…
- … et connaitre le positionnement de vos concurrents
- Maitriser les sujets polémiques autour de votre thématique pour clouer le bec prouver vos connaissances
- Rester ouvert aux thèmes et sujets connexes à votre spécialité
4. Rester motivé pendant l’écriture
La motivation à écrire un livre est différente du fait de rester motivé pour l’écriture.
Écrire un livre : c’est votre objectif. Vous êtes motivé à atteindre ce but pour les conséquences que cela aura sur votre entreprise, votre fierté. Il s’agit ici de la motivation à atteindre votre but.
Mais écrire votre livre n’est pas seulement un objectif, c’est aussi un processus qui demande de la motivation au long cours pour atteindre votre but.
Alors, comment faire pour tenir la distance ? Ici encore, pas de recette miracle, mais des pistes de réflexion. Il est souvent utile de :
- S’entrainer à l’écriture pour enclencher une sorte de routine, de rendez-vous
- Avoir un planning avec échéances à respecter
- S’entourer de personnes qui vous motivent et vous accompagnent dans votre projet
- Visualiser régulièrement les bénéfices de ce que cela va vous apporter

5. Écrire un livre pratique : jardinier ou architecte ?
Dans l’écriture de fictions, on distingue souvent deux modes de fonctionnement des écrivain. e. s et scénaristes‧ Les architectes et les jardiniers.
- L’architecte bâtit le plan détaillé de son livre avant d’écrire le premier mot. Il s’appuie sur une structure pour construire son récit.
- Le jardinier écrit sans guide préétabli. Il avance à l’intuition.
Pour l’écriture d’un livre pratique, il me semble difficile de partir sans un minimum de préparation au départ. Je pense (mais je peux me tromper) que cela est nécessaire pour structurer son propos de manière claire et sensée.
6. La page blanche n’existe pas
Encore un syndrome qui touche les auteur‧ice. s ! Le syndrome de la page blanche (ou leucosélophobie) est le fait se trouver bloqué devant sa feuille, sans quoi savoir écrire.
Dans les faits, il n’y a pas d’autre raison que la peur pour nous empêcher d’écrire. Pour surmonter ce blocage, il est intéressant :
- D’écrire sur toute autre chose
- Pratiquer l’écriture automatique ou le journaling sur le fil de notre pensée ou sur n’importe quel sujet afin de noircir cette page
- Retranscrire un document audio ou vidéo issu de sa recherche documentaire
- Commencer par écrire : « je ne sais pas quoi écrire, mais de ma fenêtre je vois… »
7. Écrire vite, vite, vite !
Il y a deux manières d’écrire plus vite :
- Sur un clavier avec les doigts qui tapent à la vitesse de l’éclair !
- Sur le document avec les idées qui se posent instantanément
Pour taper plus vite, il faut s’entrainer ou apprendre la dactylo (mais le temps d’apprentissage de ces techniques va grignoter le temps consacré à votre projet).
Pour rédiger plus vite, il faut écrire d’un trait, sans se retourner. Le premier jet est véritablement imparfait, c’est son destin. Inutile de revenir sur une tournure alambiquée, sur les fautes d’orthographe ni sur les erreurs de frappe. Cela coupe le fil de votre idée. Il sera temps de repasser sur tout cela lors de la première relecture/réécriture.
8. Les outils pour écrire un livre
Pour vous aider dans l’écriture de votre livre, il existe plusieurs outils gratuits ou payants pour vous faciliter l’écriture. Voici une liste non exhaustive :
- Traitement de texte : word ou google docs
- Logiciel d’écriture : logiciel scrivener ou outils en ligne [scribook et writecontrol]
- Correcteur orthographique : logiciel antidote [payant] ou outils en ligne [scribens, cordial, bon patron…]
- Prise de notes : sur cahier en papier ou applications digitales [evernote, onenote, google keep…]
- Tableau de suivi de projet : excel, google sheet, trello, asana…
Les bonnes pratiques : pour quoi faire ?
Se lancer dans la rédaction d’un livre est un projet de grande envergure. Connaitre les bonnes pratiques permet d’être rassuré et de partir sur des bases bénéfiques pour la suite de votre travail. Ensuite, il faut prendre son élan pour se lancer dans l’écriture d’un outil pour développer votre entreprise et apporter votre expérience pour guider vos lecteurs.
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